Google+ Margaud cuisine mais préfère dîner en ville

vendredi 24 février 2017

Ah mais nom de dieu

Valls était député.
Valls est devenu ministre ou premier.

Du coup son suppléant est devenu député.

Valls n'est plus ministre. Son suppléant n'est plus député.

L'un comme l'autre ont bossé. Alors que l'un redevient le suppléant de l'autre, certains aiment bien comparer des situations incomparables avec M. et Mme Fillon.

Vous êtes très très très con. Vous faîtes le jeu des extrêmes et tout ça...

Nous n'avons plus grand chose en commun. Ceci est presque un adieu.

jeudi 23 février 2017

Scruter

Ils avaient voté.

Les uns, les unes et les autres, tous ses électeurs étaient passés devant moi, saluant beaucoup de visages connus. Une fois les urnes dépouillées, un électeur sur cinq avait voté pour le FN. Tellement énorme et incompréhensible, qu'on préférera faire le gros dos.

Primaires citoyennes, je suis au même poste. Hamon remporte l'élection. Là aussi des visages connus, des poignées de main, des échanges courtois. Savaient-ils que j'aurais préféré Valls ?

Contrairement à de nombreux militants, je préfère me remettre en question une fois la branlée reçue.
Ils pourraient être plus créatifs mais reproduisent élection après élection les mêmes erreurs. Ici il ne s'agit même pas d'échanger, encore moins de convaincre du bien fondé de ses propositions, mais encore et toujours de dézinguer son principal adversaire.

Mélenchon versus Hamon
Hamon versus Macron
Fillon versus Bayrou & Macron

Un projet ? Une vision ?

Alors que feront les électeurs de Le Pen la prochaine fois ?

Que font les électeurs de Hamon depuis leur choix ?

samedi 4 février 2017

Reconstruire

Près d'une semaine après l'élection de Benoît Hamon à la primaire, le Parti Socialiste n'a pas (encore) explosé. Je le regrette presque. C'est encore la faute à Fillon. Noyés sous l'affaire Péneloppe, les autres candidats attendent religieusement que le gros vent emporte cette droite toujours la bête du monde.

Le Parti Socialiste est toujours vivant. Je salue donc ici l'ensemble de ces militants, mes amis, mes camarades. Je leurs ai annoncé cette semaine que je démissionnais de mes fonctions, et que je rendais ma carte.

Les électeurs ont tranché. Ils ont choisi Hamon. Ce n'était pas mon choix. Je ne pourrai pas me ranger derrière leur décision. Ce candidat, ses amis et ses alliés de circonstance auront fait beaucoup de mal à ce quinquennat. Je ne peux oublier les propos excessifs, les petits calculs et l'image de bordel qu'ils auront donné à la présidence de Hollande. Je ne crois pas dans les solutions portées par Hamon. Je ne participerai pas à la belle affiche d'unité derrière le candidat.

Je reste Hollande, je ne serai pas Hamon.

Les électeurs ont décidé. Je leurs laisse ma place. Je leurs laisse expliquer pourquoi c'est le meilleur candidat, pourquoi sa politique sera la meilleure pour notre pays. Je leurs laisse le soin de distribuer les tracts, de coller les affiches, de rencontrer la population. Je leur laisse le soin d'organiser la campagne. 

Personne n'est irremplaçable, et surtout pas moi.



lundi 23 janvier 2017

La honte


Hier j'étais le président de bureau pour la primaire. J'étais à plusieurs réunions de préparation. J'ai tenu le bureau comme un vrai bureau de vote, hyper réglo !
D'ailleurs c'était une des réflexions des membres de la fédération : on ne se loupe pas.
Ce lundi, le PS est en train de tripatouiller les chiffres de la participation. Je pense à mes vieux camarades, aux militants sincères, aux électeurs.

Que vont me dire les électeurs dimanche prochain ?

Je suis à J-8 de dire merde au PS.

mercredi 28 décembre 2016

Emmerdant

Camion !
L'intérêt d'écrire après avoir lu un billet de Nicolas tient pour moi en peu de choses :

    1. Je suis devenu fainéant
    2. Je ne crois pas beaucoup au militant 2.0
    3. Il a déjà écrit ce que je pensais 
La primaire m'emmerde ! C'est mal ! Je suis sensé l'organiser de par chez moi. Hamon, Peillon Montebourg et Valls m'insupportent. Rien de nouveau, coupable de foutre sur la gueule du copain plutôt que sur celle du candidat d'en face. Et l'autre que j'apprécie tant qu'il trouve amusant de renier le 49.3...

J'étais déjà au taquet. Et voilà que mon François-à-moi décide de gracier Sauvage-la-meurtrière, Ça m'a scié, écœuré, vomifié (ne cherche pas). Mon cher président, avais-tu besoin de cette gratitude gratuite à venir ?

Vous commencez à me courir sur le champignon !

dimanche 11 décembre 2016

Marquage de culotte

Ce qu'il y a d'étonnant dans la campagne présidentielle qui vient, c'est la façon dont certains vont recommencer les mêmes erreurs.

Les commentateurs/politiques/blogueurs qui semblant perdus par les capricieux électeurs, s'en remettent à leur vieux réflexes : communiquer de façon "moderne" et dézinguer si possible. Alors que la primaire de droite vient de donner raison à la clarté et à la sobriété (dans la forme uniquement), les candidats du centre gauche nous promettent au mieux une révolte, au pire une révolution, et ailleurs un projet France.

Pendant que les supporteurs n'ont qu'une idée en tête abattre le voisin ivre qui crie trop fort à la fin de sa démonstration, d'autres plantent déjà les premiers couteaux dans le dos du dernier pseudo-candidat avant qu'il n'ait franchi la frontière suisse.

Je connais tout cela. J'y ai participé.

Mais tout tranquillement Marine ou Marion se préparent. Vous aurez tout le plaisir de rejeter la faute à Hollande, à Valls, aux frondeurs, à Cambadelis et au Parti Socialiste. 

Mais ce sera trop tard.