Google+ Margaud cuisine mais préfère dîner en ville

dimanche 7 février 2016

l'anti-aimant

On est jamais déçu par les extrémistes de tous genres. Regardons ceux qui ont bravés (un peu) l'interdiction de manifister ce samedi à Saint-Brieuc.

A notre droite, une trentaine (60 selon les organisateur ...) de militants d’extrême droite sous la bannière de Résistance Républicaine. Leur mot d'ordre : halte à l'immigration-islamisation-socialofascisme. On ne peut pas dire que la mobilisation a été importante. Ils diront sans doute que la manifestation était interdite, les forces de l'ordre nombreuse, le vent décoiffant ... Mais à entendre la petite dame qui parle des bougnoules dans une des vidéos, on se doute que la gentillesse, l'humanité et le partage n'étaient pas les valeurs fondatrices de ce groupuscule.

A notre gauche, la contre-manifestation de militants d'extrême gauche : le collectif de vigilance antifasciste. Leur mot d'ordre : pas de fascistes (aussi) dans nos rues. Et puis tant qu'on y ait, des papiers pour les sans-papiers. Vous connaissez la suite. Un petit résumé de leur contre-rendu est éloquent de connerie : "Malgré l'arrêté préfectorale, les "grands" médias locaux et leurs informations raccourcies, une soit-disant interdiction de "toute manifestation" ce jour (seules étaient interdites celles devant la préfecture), malgré leur "état d'urgence", malgré ce climat de peur, les contestations sociales réprimées, nous étions dans la rue ce 6 février nombreu-x-ses !"

Bref les rues ne sont plus sûres. Mais il faudrait que le préfet Lambert laisse les manifestants se rencontrer la semaine prochaine. Pour voir, pour en rire surtout.

samedi 6 février 2016

Le Blogueur, son égo, sa démesure.

Vous savez combien les titres de billet sont importants. Aujourd'hui; celui qui m'a accroché l’œil (avant le cerveau) parlait blog. "Pourquoi je blogue : je vous attends…" C'est Gauche de Combat qui s'y colle. Autant dire que je n'ai pas aimé. La façon dont il se prend pour un pamphlétaire, souvent incompris, parfois abandonné, cherchant chez ses lecteurs timides (sic) des secours contre le monde imperméable à ses grandes thèses si généreuses. Cela nous donne des phrases de cet acabit :

Et si un blogueur se distinguait davantage par les thèmes qu’il n’abordait pas, plutôt que par ceux qu’il choisit ? 

GdC se prend pour quelqu'un de sérieux. Grand donneur de leçon de la Vraie Gauche, les autres, nous autres, serions des "grandes gueules, ..., jamais à court d'une outrance".

Lui comme quelques autres ont sans doute pris le melon. On suppose la jouissance à la lecture de leurs statistiques. Isolé, ils sont la plaie des blogs politiques. Si un jour, cela devait arriver ici ... 


jeudi 4 février 2016

Sauvage, la suite.

Fallait-il revenir sur ce blog sur la grâce présidentielle ?
François Hollande est-il tombé sous le charme d'un bêlement médiatique ?

Photo non contractuelle
Mais il faut faire monter ses stats
!
Nous ne sommes pas nombreux à avoir dit combien la grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage posait un problème. Bien plus qu'une déchéance symbolique, on relâche ici une femme, condamnée par deux fois par des jurys d'assises.

On a lu ici ou là quelques sarcasmes de gens bien sapés ou d'anciennes victimes. Il fallait croire qu'aller à contre-courant de la petite histoire nous valait bien des procès d'intention de ces petits procureurs que l'on trouve si nombreux sur le net.

Et puis ce matin, l'avocat Maître Eolas a publié son billet. C'est long, c'est technique, c'est pro, c'est précis. 

Quand la justice s'appuie sur les faits, quand on lui laisse le temps, quand on ne tombe pas dans le panneau des bons sentiments,...


dimanche 31 janvier 2016

On n'est pas des Sauvage

M. le président de la République a usé de son droit de grâce. Me Jacqueline Sauvage  va sortir de prison après avoir bénéficiée d'une "remise gracieuse".
Un moment de grâce envahit les réseaux sociaux en ce moment même. Je ne porterai pas un jugement sur l'affaire. Je ne suis pas juge. Je ne suis pas juré d'assises. Me Sauvage a été deux fois condamnée par un jury pour le meurtre de son mari. Il était violent. Elle ne l'a plus supporté après des décennies de coups. Soit...
Alors que l'on dit que les Français se détournent de la politique et de leurs institutions, on les voit réclamer une grâce présidentielle, qui n'a rien de républicaine
Je ne suis pas d'accord avec cette décision de François Hollande. Notez-le, ça n'arrive pas souvent. Il prend cette décision sous la pression médiatique. Ce n'est plus une justice populaire mais populiste.

Je me conforte en lisant les tweets d'un militant de droite qui garde tout son sang-froid et son honnêteté intellectuelle devant cette décision. 


dimanche 24 janvier 2016

Barakaka

M. Moussa,

Je ne vous connais pas.
Je ne connais même pas votre patronyme.

Il semble que vous êtes emprisonné dans une geôle du Bangladesh. J'ai appris votre situation au hasard d'une émission de télévision. Je n'ai pas bien compris l'origine des poursuites dont vous faîtes l'objet. On parle d'un peuple oublié. On parle de religion.

Vous étiez au mauvais endroit. Vous étiez au mauvais moment.

J'ai une amie qui en appelle à votre remise en liberté. C'est une amie. Je lui fais confiance. Je souhaite que vos avocats puissent vous assister.

Mais...
Il y a un mais.

Qu'est-ce que donc cette association Baraka ? Pourquoi avoir choisi comme porte-parole médiatique un de ces fous de Dieu qui hérisse le poil de tant de vos concitoyens ?

C'est que vous êtes français. Et en tant que tel vous avez le droit que l'on vous aide si votre situation est aussi désespérée. Vous êtes français. Mais le président de votre mouvement humanitaire est un de ces pieux qui nous m'insupporte. Sous couvert de fraternité, d'humanité, Baraka se représente comme une association lisse, propre sur elle et bienfaitrice.

Mais les femmes en sont exclues. Ou plutôt elles ne peuvent être affichées. Et Idriss Sihamedi, le président de Baraka, se justifie en se comparant aux rabbins. Quelles différences ? Les uns et les autres ne cherchent-ils pas à soumettre la femme au second rang.

M. Moussa, Votre combat est peut-être juste. Mais j'aurai aimé qu'il soit laïc alors qu'il semble être motivé par l'appartenance religieuse d'un peuple. J'espère que les autorités françaises sauront vous apporter toute l'aide qu'il vous sera nécessaire.

Votre histoire a au moins le mérite de mettre en lumière la souffrance des Rohingya

.

PS : J'aurai aimé que la ministre de l'éducation, présente lors de l'émission, mette un terme poli mais ferme aux propos des militants de Baraka. (à défaut de lui mettre une baffe)

mercredi 20 janvier 2016

L'arnaque

On vient d'apprendre que dans deux mois un fabricant de meubles va fermer. Le tribunal de commerce vient de condamner 42 salariés au chômage. Des boites qui ferment, cela arrive tous les jours. Pourtant avec celle-ci, c'est rageant.

Nous étions sur le point de finaliser la commande. On attendait le nuancier pour les couleurs. Nous étions d'accord sur les prix, le service rendu. Les relations clients-fabricant étaient normales. Toutes les garanties étaient réunies. 

Mais cette société qui tournait rond, va fermer. Elle a été victime d'une arnaque au faux président. Les escrocs ont détourné 1,6 millions d'euros, en appelant la comptable et en faisant passer pour le patron.

Cela parait tellement inouï.

42 personnes au chômage alors tout allait bien pour eux. Quelle injustice ! 

dimanche 10 janvier 2016

La presse qu'on censure, ma brave dame !


Valeurs actuelles est un hebdomadaire à droite-droite-droite. Tellement à droite, qu'on ne voit plus trop la différence avec la presse d'extrême droite. C'est sans doute pour cela que les blogs qui puent le rance adorent ses "Unes".

Cette semaine, la liberté d'expression régresse en France. Un an après la tuerie à Charlie Hebdo, n'allez pas penser que Valeurs actuelles rend hommage aux victimes. Que nenni ! Le pouvoir (Hollande, Valls et les gauchistes) empêche le bon peuple de s'exprimer. LA CENSURE est là ! 

Ceux qui ont vu les quelques feuillets de Michel Onfray dans le Figaro de ce weekend commencent à sourire. Vous avez raison.

La censure est telle qu'on se demande comment Valeurs Actuelles a pu publier tous les numéros suivants :