Google+ Margaud cuisine mais préfère dîner en ville

vendredi 4 avril 2014

A mon camarade, notre bataille.

En attendant F. Hollande, Aulnay Sous Bois, février 2008

A l'heure des bilans, je ne serai pas celui qui t'accusera.

Des torts et des travers, tu en as. Mais tu avais eu le mérite de nous mener à la victoire en 2008. Devant les défaites, il ne faut jamais oublier les victoires.

Je pourrai te dire que l'on avait senti le vent tourner. Tu pourras te répéter que l'ambiance du moment est détestable dans ton camp. Mais ne chargeons pas la barque en excuses, les électeurs ne nous ont pas suivi. 

Demain matin, un autre prendra ta place. J'ignore encore ce que tu feras de ton futur. Mais ici je retiendrai les leçons de Monsieur le Professeur. 

Bonne route, Gérard.

PS : à la recherche d'une photo, impossible de trouver une seule photo, plein cadre de Gérard Ségura, seul. C'est aussi cela que je retiens de lui : un homme chaleureux, proche des gens.

mardi 1 avril 2014

symbole attitude

Made in Aulnay @Petit_Louis
Aulnay Sous Bois, 12 années.
Une élection municipale gagnée, maintenant perdue.
Une voiture PSA qui ne décollera plus du gaudron goudron.

On ne refera pas le match. Pas ici. Je laisse les copains de là-bas avec ça.
Juste une chose. Dimanche les nouveaux vainqueurs ont arraché la banderole ci dessus. Un symbole.
Si Bruno, le nouveau shérif du 93600, l'avait décidé : ses nouveaux copains l'auraient aussitôt remise en place se confondant en excuses. Mais non, un symbole. La droite à Aulnay n'a rien compris en six ans.
Les électeurs ont choisi.

Adieu !

mardi 15 octobre 2013

Faut pas se moquer

Mais en même temps...

Allez savoir pourquoi les enfants vouent une fascination pour la tour Eiffel. Ce truc grandiose, qui ne ressemble à rien d'autre, planté en pleine ville et qui attire l'oeil et du monde les fascinent.

Alors dans notre famille à chaque trajet vers Paris la puce en parlait.  C'était un "oh la tour Eiffel". Comme si la puce ne l'avais jamais vue, comme si la tour pouvait un jour disparaître.

Alors avec les années c'est devenu un jeu. A chaque passage vers Paris, un "oh la tour Eiffel" fuse dans la voiture.

Et puis nous sommes partis vers la province.  Loin d'elle.

Alors hier soir en revenant sur Paris, quand le métro de la ligne 6 est passé au abord de l'esplanade, j'ai sorti le téléphone. 

Vite avant la prochaine station !
Et zut mon gros sac qui tombe.
Une jambe pour le caler.
Une main qui tente de trouver une poignée.
L'autre qui cherche l'objectif.
C'est bon, je peux envoyer mon mms.

Une fois assis les deux pieds sur le sol, j'ai bien vu votre sourire, Madame.  Vous ririez de ma posture ridicule pour un cliché si futile.

Faut pas vous moquez.  Moi aussi elle peut me fasciner la tour Eiffel.

dimanche 22 septembre 2013

Mon pavé interrompu

Il est des rencontres dont on sait à la fin qu'elles ne donneront pas la satisfaction attendue.

Le point de départ de cette histoire est le plaisir d'une série du soir sur canal plus. Les quelques scènes regardées nous avait rendu curieux bien que l'histoire du moyen-âge britton était pour le coup très éloignée des centres d'intérêt immédiat du foyer. La fresque historique racontait la relative obscurité de ces temps que la Renaissance allait révéler.

La série finie avait comme souvent laissée un gout de trop peu, aussi vite mâché, aussi vite digéré. Le nom de l'auteur à succès  était resté gravé. J'en étais là au milan de l'été. La lecture devrait guérir une oisiveté coupable.

Un tome dans chaque main, il fallait encore attendre à la caisse. Mais la queue chez le libraire donne souvent des rencontres plus riches que celle du caddie de supermarché. Il fallait écouter l'intarissable fan devant soi raconter avec plus ou moins de détails là trame du roman. Il y aurait du sang, des larmes et une scène de torture insoutenable. Le moyen-âge de mes livres d'histoire ne saurait pas un fantasme.

Les premiers chapitres furent avalés très vite. Et puis, une fois les acteurs en place, on finit par deviner que le pire va arriver. La scène qui fait mal est là. Alors on interrompt la lecture. On se dit que l'on se trompe. On se dit que l'horreur viendra plus loin, plus tard.

Mais dans le doute, on laisse le livre fermé en attendant que le courage ou la honte revienne.

jeudi 15 août 2013

La «vraie» gauche se vomit dessus

La «vraie» gauche est sans doute ennuyée : la voici qui se sent obligée de reprendre les informations de blogs de droites sur un pseudo classement.
Gauche de Combat ignore sans doute que la croissance est la meilleur alliée des travailleurs. Sans doute aurait-il préféré un récession à la grecque, des millions de chômeur en plus et une révolution de petits bras en plus.
Grotesque, plutôt que de remplir des lignes de blogs pour rien, certains feraient mieux de s'abtenir.

samedi 10 août 2013

Rentrer chez soi ?

C'est une mauvaise rencontre. On espère, on suppose une bêtise dite sur le moment.

Mais commençons par le début.


Quand un pirate te parle d'indiens et cow-boys, on y trouve toujours un intérêt. Il suffit que Johnny Depp soit à l'affiche pour que la maisonnée soit à l’affût. On a ici un côté midinette même si Clara B. ne lui pardonnera jamais d'avoir quitté sa Vanessa. 
L'équipée familiale n'avait rien de sauvage. Le Ciné Club du coin est à Vannes, dans le Morbihan, département breton. Et par là même, à un jet d’œuf de notre nouvelle adresse : les Côtes d'Armor. 

Z'avez compris : Les vilains blancs dans le film veulent traverser le territoire des Comanches avec leur train. Et nous on traverse la banlieue vannetaise à la recherche du cinéma.

Un rond-point avant l'arrivée fut la scène du drame qui trouvera son épilogue devant la caisse du ciné. Un grand rond-point, deux voies d'accès qui finissent sur une seule route, une seule sortie. Ça freine, ça ralenti, on est presque à l'arrêt. Le clignotant est mis depuis des lustres. Et comme les autres je finis par glisser ma diligence sur la bonne piste. Cela n'a pas plus, mais pas du tout au mec de derrière. Ça fume, ça trompette, ça colle. De guerre lasse, et avant de finir avec un constat, j'arrête tout. La surprise fut de taille (modeste). Les femmes au volant peuvent se révéler aussi fébriles que les mecs.

Un mot d'explication pour se calmer, au moment de repartir on attend "Rentre chez toi !". La diligence achetée est siglée par un "22". Laissons tomber. On se barre vers le parking du ciné.

Des fois, le hasard est curieux et n'est pas très sage. La dame au volant avait rendez-vous aussi au ciné. Et c'est reparti comme en 76, la bataille des Sioux contre la cavalerie. La raison a quitté la discussion. Finissant par demander ce que signifiait le "rentrer chez soi" dans le "22", ignorant la déclaration d'indépendance de cette ville anciennement française, la conclusion allait de soi : la connerie de cette femme. 

Est-cela la xénophobie ?


vendredi 9 août 2013

Positive attitude

Une semaine est passée. C'était une première pour nous.

Loin de chez nous (comprendre la France). Un hôtel où le bracelet à chaque poignet ouvre toutes les portes. Et enfin un mini club que même les ados ont quitté les yeux rougis à cause du chlore de la piscine...

C'était la Grèce pour les touristes, celle qui ne doit pas connaître la crise pour la balance du commerce. Et pourtant les stigmates sont là. Les porte-feuilles russes sont choyés, et le sourire de la gentille française ne reçoit pas facilement le back office qu'il mérite. C'est la vie. Le paysage est rempli de nouvelles ruines que les promoteurs ont abandonnées. Le pays tout entier se démerde.

Le tourisme de groupe a ceci de très pénible qu'il peut rendre les gens cons. (A moins qu'ils ne l'étaient déjà avant de devenir vacancier) Aussi la douche qui fuit, le rosé pas frais, la clim trop bruyante, ou le buffet en deçà du club med rencontrent les reproches des last-minutards. On se demande comment ces classieux socio-pro + imaginent leurs budgets avec des ristournes de 60 %.

Mais heureusement à l'heure des braves, ceux qui en bavent à l'année, content de pouvoir souffler quinze jours par an, vannent les miséreux et leur «all inclusive».
Le con et son t-shirt «I love RIEN, I' m parisien» est habillé pour l'hiver qui vient, le tout sans solde, mais sans dire merci.