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samedi 4 février 2017

Reconstruire

Près d'une semaine après l'élection de Benoît Hamon à la primaire, le Parti Socialiste n'a pas (encore) explosé. Je le regrette presque. C'est encore la faute à Fillon. Noyés sous l'affaire Péneloppe, les autres candidats attendent religieusement que le gros vent emporte cette droite toujours la bête du monde.

Le Parti Socialiste est toujours vivant. Je salue donc ici l'ensemble de ces militants, mes amis, mes camarades. Je leurs ai annoncé cette semaine que je démissionnais de mes fonctions, et que je rendais ma carte.

Les électeurs ont tranché. Ils ont choisi Hamon. Ce n'était pas mon choix. Je ne pourrai pas me ranger derrière leur décision. Ce candidat, ses amis et ses alliés de circonstance auront fait beaucoup de mal à ce quinquennat. Je ne peux oublier les propos excessifs, les petits calculs et l'image de bordel qu'ils auront donné à la présidence de Hollande. Je ne crois pas dans les solutions portées par Hamon. Je ne participerai pas à la belle affiche d'unité derrière le candidat.

Je reste Hollande, je ne serai pas Hamon.

Les électeurs ont décidé. Je leurs laisse ma place. Je leurs laisse expliquer pourquoi c'est le meilleur candidat, pourquoi sa politique sera la meilleure pour notre pays. Je leurs laisse le soin de distribuer les tracts, de coller les affiches, de rencontrer la population. Je leur laisse le soin d'organiser la campagne. 

Personne n'est irremplaçable, et surtout pas moi.



lundi 23 janvier 2017

La honte


Hier j'étais le président de bureau pour la primaire. J'étais à plusieurs réunions de préparation. J'ai tenu le bureau comme un vrai bureau de vote, hyper réglo !
D'ailleurs c'était une des réflexions des membres de la fédération : on ne se loupe pas.
Ce lundi, le PS est en train de tripatouiller les chiffres de la participation. Je pense à mes vieux camarades, aux militants sincères, aux électeurs.

Que vont me dire les électeurs dimanche prochain ?

Je suis à J-8 de dire merde au PS.

mercredi 28 décembre 2016

Emmerdant

Camion !
L'intérêt d'écrire après avoir lu un billet de Nicolas tient pour moi en peu de choses :

    1. Je suis devenu fainéant
    2. Je ne crois pas beaucoup au militant 2.0
    3. Il a déjà écrit ce que je pensais 
La primaire m'emmerde ! C'est mal ! Je suis sensé l'organiser de par chez moi. Hamon, Peillon Montebourg et Valls m'insupportent. Rien de nouveau, coupable de foutre sur la gueule du copain plutôt que sur celle du candidat d'en face. Et l'autre que j'apprécie tant qu'il trouve amusant de renier le 49.3...

J'étais déjà au taquet. Et voilà que mon François-à-moi décide de gracier Sauvage-la-meurtrière, Ça m'a scié, écœuré, vomifié (ne cherche pas). Mon cher président, avais-tu besoin de cette gratitude gratuite à venir ?

Vous commencez à me courir sur le champignon !

dimanche 11 décembre 2016

Marquage de culotte

Ce qu'il y a d'étonnant dans la campagne présidentielle qui vient, c'est la façon dont certains vont recommencer les mêmes erreurs.

Les commentateurs/politiques/blogueurs qui semblant perdus par les capricieux électeurs, s'en remettent à leur vieux réflexes : communiquer de façon "moderne" et dézinguer si possible. Alors que la primaire de droite vient de donner raison à la clarté et à la sobriété (dans la forme uniquement), les candidats du centre gauche nous promettent au mieux une révolte, au pire une révolution, et ailleurs un projet France.

Pendant que les supporteurs n'ont qu'une idée en tête abattre le voisin ivre qui crie trop fort à la fin de sa démonstration, d'autres plantent déjà les premiers couteaux dans le dos du dernier pseudo-candidat avant qu'il n'ait franchi la frontière suisse.

Je connais tout cela. J'y ai participé.

Mais tout tranquillement Marine ou Marion se préparent. Vous aurez tout le plaisir de rejeter la faute à Hollande, à Valls, aux frondeurs, à Cambadelis et au Parti Socialiste. 

Mais ce sera trop tard.




dimanche 27 novembre 2016

un peu de sérieux

Dimanche dernier, on imaginait le meilleur : la fin politique de Nicolas Sarkozy. C'était comme si un gourmet salivait de plaisir en imaginant le dessert en s'installant à table. Le gourmet a gagné, pas Nicolas.

Depuis certains à gauche commencent à imaginer le pire : avoir un candidat-futur président pire que Sarkozy.

  1. N'oubliez quand même pas les années 2002-2012
  2. N'oubliez quand même les casseroles judiciaires et les coups de bols du judiciaire Sarkozy
  3. N'oubliez pas enfin les errements du candidat à la primaire et son programme qui pue.
On s'est battu contre l'ancien président et sa ligne Buisson. Il a fait du mal à la France. Même l'électeur de droite ne lui a pas pardonné ses outrances.

Ce soir, François Fillon aura gagné le droit de se présenter à l'élection présidentielle au nom des Républicains, associés et UDI. Certains à gauche vont encore être dans l'exagération.

Mais soyons sérieux : la droite fait ce qu'elle entend. A la gauche de faire de même.

Soit on s'arrange pour avoir le meilleur candidat et le meilleur programme, soit on laisse les égos nous confisquer cette élection. Moi j'ai choisi.

dimanche 20 novembre 2016

Bientôt la délivrance !

Comme tout bon activiste, il est des moments qu'il ne faut pas se louper dans une carrière :

  • la victoire de Hollande
  • la chute de Sarkozy
L'ancien président représente tout ce que l'on déteste à droite : mensonge, approximation, contre-vérité, tripatouillage, copinage. Il nous a rendu fou.

Nous n'attendons plus qu'une chose : son rejet par son propre électorat. 

Et si c'était pour ce soir ?