Google+ Margaud cuisine mais préfère dîner en ville

mardi 19 avril 2016

Rencontrer le peuple

A la radio on a appris ce matin qu'Emmanuel Macron allait "rencontrer le peuple". Non élu, on va nous faire croire que celui-ci vit sans doute dans une bulle. Le mépris exprimé par quelques-uns envers cet homme est désarmant. La bulle médiatique autour de Macron va prendre de l'ampleur. Les cons vont se faire un plaisir de nous démontrer qu'ils sont à la ramasse. Bientôt il est invité à Orléans pour fêter la pucelle et "rencontrer le peuple".
Mais qui est donc ce peuple que les populistes de tous bords aiment tant faire croire qu'ils sont leur porte-parole. Est-ce le peuple du 9-3 ? du 16ème ? Est-ce le peuple qui se lève tôt pour aller à l'usine ? celui qui pointe au chômage ? Celui des frontistes du nord ou du sud ? Celui de l'agitateur de Nuit Debout ou de Nabilla ?

Quel est donc ce peuple : un fantasme de guignols en mal d'inspiration.

dimanche 17 avril 2016

Bouse de là

République,
Nuit debout,

Finkielkraut qui vient, puis se fait jeter, et part en insultant les jeunes cons. Une partie des suiveurs hurle au fascisme. Des baffes. Il faut être bigleux comme un philosophe cathodique pour aller se frotter aux boloss de la République qui sous couvert de nouvelle démocratie copinent avec les jeunes coco-ex-NPA-écolo-soda-trendy

La main sur le coeur, on les voit tous nos politiques de la gauche de la gauche saluer la qualité des débats, la générosité de la jeunesse. Notre vraie gauche salive si fort devant une manifestation que "non, elle ne veut pas récupérer". A droite, la main dans le pognon, nos politiques dénoncent la racaille qui n'en a rien à foutre de l'ordre. 

Ailleurs les militants "historiques" dont je suis, se font traiter de grincheux. Quand Mister K. aura compris qu'il n'y a pas que lui et ses amis qui ont un esprit critique, la gauche écolo arrêtera de jouer les petits procureurs. 

Aux autres ... un jour vous comprendrez qu'un rassemblement de 2000, de 20 000 ou de même de 200 000 personnes ne représentent pas la totalité de la population. Vous ne représentez rien que vous-même, comme Béatrice la Bourges du printemps français.

Bonne de fin de weekend.
Non mais  !

mercredi 30 mars 2016

Procédure abusive

Un jour, dans une autre vie, j'ai été activiste-rigolo-sans-importance.

Cétait à Aulnay-Sous-93600. Là bas, le reste du bois sert à faire des allumettes pour éclairer quelques âmes égarées. La liste des blogs était longue comme mes deux bras. Ça gueulait, ça remuait, et des fois ça buvait des bières dans un troquet face à la gare.


Mais ça, c'était avant.

Avec mon copain Laurent, du temps de l'opposition d'avant, et encore d'avant cette majorité, on avait ouvert une boutique. Comme tous les blogueurs imbus d'eux-même, je n'ai jamais rien écris (ou si peu). Je n'allais pas saloper cette vitrine avec mon phrasé déplorable et mon orthographe à chier pleine de pages de Larousse arrachées.

Voilà c'était avant.

Hier mon poto m'a fait part d'une plainte en diffamation qu'il a reçu de la part de la mairie de la ville. L'affaire est en cours. Elle ne sera même pas jugé : j'en prends le pari. Laurent, tu ne risques rien. Par contre n'hésite pas à prendre conseil pour voir si la plainte ne pourrait finir par ta propre plainte pour procédure abusive.

Quand aux autres, j'ai pour ma part tourné la page.

mercredi 17 février 2016

Une campagne qui aura du chien ?

Jean-Luc Mélenchon est un insoumis.


C'est sa nouvelle marotte. L'insoumission est  "Le Nouveau Programme Politique". C'est un peu comme le slogan "La France Forte" ou "La France apaisée", cela ne veut pas dire grand chose. Mais cela claque comme un slogan. 

Insoumission... Aussi quand un restaurateur refuse de servir un banquier, Jean-Luc Mélenchon trouve cette initiative pleine de bon sens. L'andouille ignore sans doute comment fonctionne l'économie. Virons les banquiers ! Asséchons les liquidités ! Et bientôt les français seront heureux comme les grecs !

C'est que chez Mélenchon, on est tellement insoumis que l'on trouve 500 gugusses à faire la queue pour écouter le tribun. Même pas un pour griller la place aux autres. Camarade, la révolution est en marche, mais chacun reste dans la file.

samedi 13 février 2016

Le Centre Bretagne, modèle économique ... selon le Figaro

Le Figaro s'intéresse à la Bretagne, plus exactement à Loudéac et à Guingamp, et plus précisément au développement des ces deux villes.

Il se trouve que certains blogueurs méritants sont du coin. 
Puis allez lire chez Nicolas : La vraie histoire (récente !) de Loudéac

Après avoir lu l'article, j'ai la désagréable sensation que le journaliste du Figaro a fait son travail pour plaire à ses lecteurs de droite. Tous les clichés sont là. Les pauvres sous la gauche ont les allocations. Les pauvres sous la droite ont le travail mais au SMIC. Le dynamisme économique est une valeur de droite.

Une culture si forte que l'intégration de familles du Nord qui s'étaient installées dans le coin pour trouver un emploi ne s'est pas toujours bien passée, selon les récits locaux…

Et ces cons du Nord...(smiley hein). Vous apprenez que les ch'tis biberonnés dès le berceau aux minima sociaux, fainéant de génération en génération, sont incapables de s'intégrer dans le centre Bretagne. Faut croire que les maliens sont plus courageux. A Collinée, un habitant sur dix est originaire du Mali. (le petit Mali de Bretagne) Mais ce genre de clichés ne correspondait sans doute pas aux besoins éditoriaux du Figaro.

Ici on est proche de Lamballe. Les mêmes causes, les mêmes effets. L'agro-alimentaire s'est développé dans les années 50-60. On trouve les plus grosses coopératives, dont la Cooperl. La gestion du coin a été à droite, puis à gauche. On retrouve le député Le Fur, le même que dans l'article du Figaro. Et pourquoi ne pas parler de Lamballe ? Sans doute parce que la ville et la communauté de communes sont gérées par Loïc Cauret, élu socialiste.

En ce moment, c'est la merde. Les agriculteurs crèvent. Mais il vaut mieux allumer une guerre politique entre deux villes. 

dimanche 7 février 2016

l'anti-aimant

On est jamais déçu par les extrémistes de tous genres. Regardons ceux qui ont bravés (un peu) l'interdiction de manifister ce samedi à Saint-Brieuc.

A notre droite, une trentaine (60 selon les organisateur ...) de militants d’extrême droite sous la bannière de Résistance Républicaine. Leur mot d'ordre : halte à l'immigration-islamisation-socialofascisme. On ne peut pas dire que la mobilisation a été importante. Ils diront sans doute que la manifestation était interdite, les forces de l'ordre nombreuse, le vent décoiffant ... Mais à entendre la petite dame qui parle des bougnoules dans une des vidéos, on se doute que la gentillesse, l'humanité et le partage n'étaient pas les valeurs fondatrices de ce groupuscule.

A notre gauche, la contre-manifestation de militants d'extrême gauche : le collectif de vigilance antifasciste. Leur mot d'ordre : pas de fascistes (aussi) dans nos rues. Et puis tant qu'on y ait, des papiers pour les sans-papiers. Vous connaissez la suite. Un petit résumé de leur contre-rendu est éloquent de connerie : "Malgré l'arrêté préfectorale, les "grands" médias locaux et leurs informations raccourcies, une soit-disant interdiction de "toute manifestation" ce jour (seules étaient interdites celles devant la préfecture), malgré leur "état d'urgence", malgré ce climat de peur, les contestations sociales réprimées, nous étions dans la rue ce 6 février nombreu-x-ses !"

Bref les rues ne sont plus sûres. Mais il faudrait que le préfet Lambert laisse les manifestants se rencontrer la semaine prochaine. Pour voir, pour en rire surtout.

samedi 6 février 2016

Le Blogueur, son égo, sa démesure.

Vous savez combien les titres de billet sont importants. Aujourd'hui; celui qui m'a accroché l’œil (avant le cerveau) parlait blog. "Pourquoi je blogue : je vous attends…" C'est Gauche de Combat qui s'y colle. Autant dire que je n'ai pas aimé. La façon dont il se prend pour un pamphlétaire, souvent incompris, parfois abandonné, cherchant chez ses lecteurs timides (sic) des secours contre le monde imperméable à ses grandes thèses si généreuses. Cela nous donne des phrases de cet acabit :

Et si un blogueur se distinguait davantage par les thèmes qu’il n’abordait pas, plutôt que par ceux qu’il choisit ? 

GdC se prend pour quelqu'un de sérieux. Grand donneur de leçon de la Vraie Gauche, les autres, nous autres, serions des "grandes gueules, ..., jamais à court d'une outrance".

Lui comme quelques autres ont sans doute pris le melon. On suppose la jouissance à la lecture de leurs statistiques. Isolé, ils sont la plaie des blogs politiques. Si un jour, cela devait arriver ici ...